Archive for the ‘Canada’ Category

Jour 9 et 10 – Dernière activité et fin du voyage

Jour 9 – Chiens de traineaux

Nous décidons de nous lever suffisamment tôt pour partir en ville faire quelques boutiques et quelques photos. Nous sommes tous prêts à partir, seulement la voiture de Benoît refuse de démarrer. Il y a même de la neige sous le capot.

Voiture

Nous ne nous sommes pourtant absentés que trois jours mais il a quand même fait plutôt froid. Nous attendons donc l’arrivée de Yves-Michel et Maria pour partir en ville avec leur voiture, on part beaucoup plus tard que prévu, on passe seulement au Wal*Mart faire quelques courses et on mange au fast food A&W.

On part pour les chiens de traineaux vers 12h00, cette fois-ci on connait le chemin, c’est plus rapide. Comme pour la motoneige, le guide nous explique les consignes de sécurité puis les ordres à donner aux chiens pour les faire partir et les arrêter. Nous avons tous notre traineau sauf Aurélie qui monte dans le traineau avec Benoît, ils ont donc 5 chiens pour leur traineau, les hommes en ont habituellement 4 et les femmes 3.

Chiens de traineaux

Nous faisons une bonne balade dans la forêt est sur des lacs gelés, il fait dans les -20 degrés mais le froid ne se fait pas trop ressentir car nous sommes habillés bien chaud.

Chiens de traineaux

Quelques chutes de traineaux pour certains, mais rien de grave, l’important comme nous avais dit le guide est de ne surtout pas lâcher le traineau si l’on tombe sinon les chiens rentrent au chenil et on doit finir à pied.

On rentre à la maison à la tombée de la nuit, et on se fait une raclette avec le reste de fromage du repas de noël. C’est ensuite l’heure de faire les valises, et oui c’est notre dernier jour et on part demain vers 10h00.

Jour 10 – Une journée à l’aéroport

Départ et au revoir vers 10h00. On passe caller notre faim au Mc Do, puis on passe à la location rendre la voiture. La fille de la location nous emmène jusqu’à l’aéroport. Nous devions rendre la voiture tôt car l’agence de location ferme à 14h00, bien sûr notre vol n’est qu’à 21h30, nous sommes donc à l’aéroport pour la journée. Au revoir le Canada, nous arrivons en France demain à 10h, le décalage horaire n’est jamais bon dans ce sens, d’ailleurs dans ce sens rien n’est jamais bon…

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Jour 6 à 8 – Visite de la ville de Québec

Après une petite période de repos, ballade en ville et shopping dans les centre commerciaux régionaux, nous organisons une sortie à Québec city pour le nouvel an.

Jour 6 – En route pour Québec

On part pour Québec relativement tard, à cause d’un oubli des papiers de la voiture on est obligé de faire demi-tour, et le GPS ne fonctionne évidemment pas plus que lors de notre arrivée. De plus nous devons passer voir la première réservation de voiture qui avait été faite lors de notre arrivée qui n’avait pas répondu au téléphone afin de résoudre le problème. Une fois sur place on apprend en fait qu’ils ont un problème avec le téléphone, ils ne reçoivent plus les appels depuis quelques jours. Comme nous avions réservé chez eux avant de finalement louer une voiture chez Enterprise nous repartons avec un nouveau véhicule, exactement identique à l’autre excepté que ce n’est pas une Dodge, c’est une Toyota Siena. Il ne nous reste donc plus qu’à repasser à l’aéroport rendre la Dodge. On fait quelques détours avant d’arriver à l’aéroport, nous étions bien sur la route de l’aéroport mais pas dans la bonne direction. On fini par s’en rendre compte, on dépose l’ancien véhicule et nous voilà repartis pour notre hôtel.

Nous arrivons enfin à l’hôtel Gouverneur il fait déjà presque nuit. Nous avons réservé trois chambres et l’hôtel dispose d’un accès Internet. On s’installe respectivement dans nos chambres, juste le temps de découvrir que l’accès Internet ne fonctionne pas. Nous appelons donc la réception qui décide de nous changer de chambre. J’y gagne plutôt au change car je passe d’une chambre avec 2 lits queen size et une petite salle de bain à une chambre avec un lit king size et une grande salle de bains avec une grande baignoire à bulles.

Hotel Gouverneur - Québec, QC

Nous prenons donc quelques minutes pour nous reposer du voyage, il est de toute façon trop tard pour sortir visiter ce soir. J’en profite également pour tester ma nouvelle baignoire.

Puis on sort manger au restaurant Le Rascal qui se trouve à quelques mètres de l’hôtel. Nous dégustons le dernier homard en guise d’apéritif. Nous sommes ensuite un peu déçus par la viande qui est attendrie, mais apparemment toutes les viandes sont comme cela au Canada. Nous avons tout de même passé un repas digne d’un repas du réveillon, même si le réveillon n’est que demain soir.

En rentrant, nous passons au bar de l’hôtel, le barman est assez sympa, il nous fait découvrir les bières régionales et un cocktail maison.

Jour 7 – Nouvel an à Québec

Nous partons de bonne heure pour visiter le centre ville du vieux Québec, il fait particulièrement froid aujourd’hui -32 degrés de ressenti. Nous sommes obligés de faire une pause dans un café à plusieurs reprises pour nous réchauffer, puis à l’office du tourisme.

Québec, QC

On « mange » rapidement au Mc Do le midi puis on reprend notre visite, on monte jusqu’au château de Frontenac qui domine la ville.

Québec, QC

Je fais ensuite une petite descente en luge (appelée glissade ici) avec Benoît. Avant la descente on discute avec un Québécois qui nous dit que les animations pour les 400e anniversaire de Québec débutent ce soir à partir de 19h45.

Québec, QC

On rentre donc à l’hôtel il fait vraiment trop froid et tout le monde est gelé. On revient en ville vers 19h30 le temps de se garer plus loin car toutes les rues du centre ville sont bloquées pour les animations de ce soir. Il fait toujours aussi froid et nous devons trouver un restaurant sachant bien sûr que nous n’avions rien réservé. La plupart des restaurants nous disent qu’ils sont complets si nous n’avons pas de réservation, mais cela nous permet tout de même de rentrer au chaud un cour instant à chaque fois. On finit par trouver un restaurant qui n’est pas complet. Il vas falloir manger doucement pour rester au chaud car le feu d’artifice n’est qu’à minuit.

400e de Québec

À la fin du repas, on sort du restaurant pour presque aussitôt aller s’assoir dans un café car si nous devons rester dehors pour le feu d’artifice à minuit il vaut mieux rester au chaud pour le moment. On sort du café vers 23h45 pour se diriger vers la place où a lieu le spectacle. Il y a beaucoup de monde (environ 25 000 personnes), une chorale de 400 personnes est là pour célébrer le 400e.
Il est minuit : Bonne Année ! Vient ensuite le feu d’artifice qui est vraiment beau et qui durera une quinzaine de minutes.

400e de Québec

C’est ensuite l’heure de rentrer à l’hôtel avant de geler sur place. On apprend d’ailleurs qu’en Québécois on dit : il fait frète pour dire qu’il fait vraiment très froid.

Jour 8 – Chute de Montmorency et retour à Chicoutimi

Aujourd’hui c’est déjà le retour vers Chicoutimi, levés vers 9h30 le temps de prendre le petit dej’ on quitte l’hôtel vers 10h45. On fait un détour pour passer voir la chute de Montmorency. Elle n’est pas gelée, mais tout est gelé autour. En bas de la chute se forme un tas de neige du aux gouttelettes d’eau qui se vaporisent pendant la chute et qui gèlent aussitôt qui est couramment appelé pain de sucre.

Chute Montmorency

Nous voilà ensuite repartis vers Chicoutimi, on arrive après quelques heures de route et on se prépare une poutine pour le diner. Ce soir il va falloir se coucher tôt car demain une nouvelles activité nous attends : Les chiens de traineaux.

Jour 3 – Ski-doo

L’activité du jour est la motoneige Ski-doo. Levés de bonne heure, et de bonne humeur, nous partons assez tôt pour rejoindre le chalet du Chiens et Gîte du Grand Nord. Le temps est plutôt couvert, on ne voit pas du tout le soleil, il est 9h00 et on pourrait croire qu’il est déjà 17h00. Nous arrivons au chalet apres quelques détours afin de trouver la bonne route, on s’assied tous autour d’une grande table afin de remplir les papiers et d’avoir les consignes de sécurité pour la motoneige. On commence bien sûr par signer les documents qui disent que qu’ils ne sont pas responsables de ce qui peut nous arriver et qu’on ne peut pas les attaquer en justice, puisqu’ils sont autoriséa à nous donner les premier soins, c’est rassurant…

Notre guide nous explique ensuite les différentes règles àrespecter en Ski-doo, par exemple, les signes pour indiquer que tout va bien, ou encore pour indiquer aux autres motoneiges que l’on croise si on est la derniere motoneige de notre groupe ou s’il y en a encore derrière. Ensuite viennent quelques consignes pour manier l’engin, apparement il faut faire attention à ne pas se retourner (étonnant), puis bien garder sa droite pour éviter les collisions frontales avec les motoneiges arrivant dans l’autre sens, rassurant une fois de plus. Nous passons ensuite aux équipements, il faut avoir de grosses chaussures et des vêtements assez chauds, plusieurs couches de préférences. Sans oublier bien sûr le casque. Bref, une fois harnachés, c’est limite si on entend encore ce qui ce passe autour de nous, de plus en respirant il faut faire attention avec la visière pour éviter la buée qui se forme à l’intérieur et bien évidemment gèle immédiatement.

Passons à la pratique, devant le chalet nous attendent nos Ski-doo. Le guide nous fait un rapide briefing sur les fonctions, la marche arrière, les phares, les chauffe pieds et mains (pour le conducteur seulement), etc. Nous avons trois Ski-doo, Yves-Michel et Maria sur le premier, je suis ensuite derrière tout seul, et à la fin Aurélie et Benoît. Le guide passe devant et veille à ce que tout ce passe bien.

Ski-doo

Nous voici prêts pour le départ, avant d’arriver sur les chemins réservés à la motoneige nous devons rouler sur la route et franchir des ornières qu’il faut bien évidemment prendre de face afin de ne pas se retourner. Premier passage, tout se passe bien pour tout le monde. Nous arrivons au deuxième, il est plus haut que le premier. Le guide passe et nous attend, puis passent Yves-Michel et Maria. C’est ensuite mon tour, là je decide donc d’accélerer plus fort que pour le premier passage car la butte de neige est plus haute. Mauvaise idée ! La motoneige est partie en l’air et s’est retrouvée dans le poudreuse, mais moi je suis resté sur le bas-coté. Rien de bien grave, une petite marche arrière et me revoila en selle. Nous roulons ensuite plutôt bien, il y a de bonnes lignes droites bien dégagées où nous pouvons monter jusqu’à 90km/h. Il y a aussi des creux et des bosses et des virages où il faut faire attention à bien garder sa droite sans sortir de la piste et aller s’embourber dans la poudreuse.

Ski-doo

De manière générale, l’engin est assez réactif et en pleine ligne droite on peut monter rapidement à 70km/h. Par contre pour la direction c’est autre chose, il faut s’habituer, la motoneige ne réagit pas toujours comme on le penserait, mais bon on est quand même sur de la neige donc forcément ça glisse.

Ski-doo

Nous passons dans des petits chemins les paysages sont assez beaux, même si avec toute cette neige on a un petit peu l’impression de tout voir en noir et blanc. Nous sommes passé sur un pont, avec une rivière gelée, c’est vraiment sympa. Aurélie et Benoît ont eux aussi eu droit à leur sortie de piste, il faut faire attention car dès que l’on s’approche un peu du bord cela ne parait pas, mais la neige est moins tassée et on peut s’enfoncer assez vite. Ils ont donc un côté qui s’est enfoncé dans la poudreuse et la motoneige s’est retrouvée couchée. Tout est rentré dans l’ordre assez rapidement et nous voila tous de retour au chalet sain et sauf après cette bonne petite ballade.

Ski-doo

On range les motoneiges au garage, puis on boit une boisson chaude. On fait aussi le tour des quelques chalets autour. Il y a de nombreuses stalactites sur tous les chalets, c’est assez joli.

Ski-doo

On passe ensuite voir les chiens de traineaux, ils en possèdent 99. On voit sur la photo ci-dessous toutes les niches allignées qui sont recouvertes de neige. Ce sont les chiens que nous utiliserons dans quelques jours pour faire une ballade en traîneau.

Ski-doo

Sur le chemin du retour on passe au centre commercial, puis on s’arrète manger au Burger King. On rentre à la maison, il est presque 16h00 et il commence à faire nuit. La nuit tombe assez tôt ici, mais d’apres ce que nous a dit le guide, les jours rallongent !

Jour 1 et 2 – Repos puis Ski

Jour 1 : Repos

Levés assez tard, nous comptons passer la journée à récupérer du voyage d’hier. On tente d’aller faire quelques courses pour manger, mais forcement, lendemain de fêtes, rares sont les magasins qui sont ouverts.

Il faut aussi déplacer la voiture de Benoît qui est garée sur le côté de la route pour la mettre sur la parking, il me propose de conduire pour voir comment la voiture réagit sur un sol enneigé. On descens donc jusqu’à la voiture, juste le temps que nos oreilles nous rappellent qu’on n’a pas pris de bonnet ! Il a pas mal neigé cette nuit, la route a bien été dégagée, mais sur le coté où est garée la voiture il y a bien 20 cm de neige. Allons-y, je m’installe au volant, j’accélère et là rien ne se passe… Mince, la voiture est bloquée par la neige, décidément ! Benoît sort pour essayer de pousser, cela ne change rien, il regarde l’avant de la voiture, il n’y a qu’une seule roue qui tourne, l’autre est totalement bloquée, étrange.

Chicoutimi
Il décide de remonte chercher la pelle à neige pour déblayer un peu tout ça, il en profite également pour ramener nos bonnets car je ne sais pas combien il fait mais ça caille. La bouteille de coca-cola qui est restée dans la voiture la veille n’est plus qu’un bloc de glace, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture la nuit ! Une fois la neige dégagée à l’avant de la voiture, des québécois qui passaient par là nous apportent leur aide pour pousser, on arrive enfin à partir, tout ça pour se ranger sur le parking pas très loin.

L’après-midi est très productif, on fait la sieste, on fait rien et c’est à peu près tout.

Jour 2 : Ski au Valinouët

On se réveille plus tôt qu’hier, en effet aujourd’hui on va skier. On prend un petit dej’ à base de pizza pour certains, ou encore fromage pour d’autres, on teste d’ailleurs le beurre de cacahuète et la crème de marshmallow. On part vers 10h car il faut tout de même 45 minutes pour se rendre à la station de ski du Valinouët, la température pour aujourd’hui est plus fraiche qu’hier car il fait en effet -28 degrés, mais nous avons du soleil !

Meteo ski

Durant le trajet j’essaie de frotter la vitre pour voir un peu ce qui se passe dehors, je me rends compte qu’en fait la buée qui se forme à l’intérieur gèle aussitôt, la vitre est donc gelée des deux côtés.

Ski au valinouët

En arrivant, on passe louer des skis puis acheter les forfais qui débutent à partir de 11h30. Nous commençons par une petite piste, certains n’ont jamais fait de ski, d’autres en ont fait mais il y a longtemps, et d’autres y sont allés il y a quelques jours.

Ski au valinouët

Je continue ensuite avec Benoît sur une piste verte un peu plus grande, puis on finira avec Benoît et Maria sur une piste encore plus grande où nous ne montons plus cette fois-ci en tire-fesses mais en télésiège. C’est ensuite l’heure de la pause déjeuner, on trouve une place au chaud dans un endroit avec une ambiance plutôt sympa, c’est l’occasion de gouter un plat d’origine québécoise, la poutine.

Ski au valinouët

On refait quelques descentes après le repas, puis arrive rapidement l’heure de rendre les skis. Sur le chemin du retour on s’arrête faire quelques courses, il faut bien que l’on mange ce soir, surtout que la journée nous a pas mal épuisés.

Bon, ce soir il faut se coucher tôt car demain on doit partir à 8h00 pour faire de la motoneige.

Jour 0 – Arrivée à Chicoutimi

Aurélie a divisé ce voyage en 5 étapes, je vais donc reprendre cette organisation pour cet article afin de détailler les différentes parties de ces derniers jours qui ont surtout été passés dans les transports. Il faut savoir que l’étape 1 et 2 étaient respectivement le retour chez nos parents et le trajet jusqu’à Meung-sur-Loire où nous nous sommes tous retrouvés. J’ai déjà parlé de ces étapes dans le billet précédent, je n’y reviendrai donc pas ici, nous allons donc continuer avec l’étape 3.

Étape 3 : direction Paris et l’aéroport

Tous retrouvés à Meung-sur-Loire, le départ pour Paris approche. Il nous reste cependant une chose à faire avant de partir, il faut répartir le repas de noël dans les valises, les parents de Benoît prennent le vin et le foie gras et nous casons tous dans le peu de place qu’il reste dans nos valises, le fromage à raclette. Départ pour Paris, 17h30, après quelques centaines de kilomètres parcourus et quelques embouteillages sur le boulevard périphérique nous nous arrêtons voir des amis des parents de Benoît, nous en profitons pour prendre un petit apéritif. Nous repartons pour la maison dans laquelle nous allons dormir ce soir, nous déposons nos valises, repartons illico pour le restaurant indien. Nous approchons alors de minuit, il est temps d’aller dormir. Le lendemain, le réveil sonne à 6h45, nous avons plutôt bien dormi, un petit déjeuner et on part vers 7h45 direction Roissy Charles de Gaulle. Pas d’embouteillages, on arrive assez rapidement au terminal 3 malgré un brouillard assez épais. Procédure habituelle, on commence par l’enregistrement des bagages en soute qui théoriquement ne doivent pas dépasser 23kg chacun (ma valise passe avec ses petits 23,6kg ouf !) on attend ensuite 10h10 pour pouvoir passer en zone d’embarquement. Il faut ensuite à nouveau attendre que l’on appelle notre numéro de rangée pour prendre un bus qui nous amène jusqu’à notre Airbus A330, on voit d’ailleurs en passant le Concorde qui est exposé là. Le décollage s’effectue avec trente minutes de retard mais l’arrivée à Québec est toujours prévue pour 13h30. Le décollage est prévu pour 11h40.

Étape 4 : le vol pour Québec

Le vol se passe sans événements particuliers, comme mes précédents vols, par contre c’est une première expérience pour Aurélie qui n’a jamais pris l’avion. Je fais quand même quelques nouvelles découvertes qui sont d’une importance indéniable comme à chaque fois. Par exemple dans l’eau qui nous est servie se forme de petites bulles, ce qui est dû à une pression atmosphérique plus faible avec l’altitude, ou encore que dans nos merveilleux et délicieux plateaux repas, seule la couleur permet de réellement différencier les carottes des haricots verts… Quoi qu’il en soit, malgré les 30 minutes de retard au décollage, il est toujours prévu d’arriver à 13h30 heure de Québec (il y à 6 heures de décalage). En tout, le vol aura donc duré 7h30 avec une distance totale de 5730km parcourus. Aurélie trouve que finalement prendre l’avion ce n’était pas si terrible, et que ça c’est plutôt bien passé. Nous arrivons à l’aéroport de Québec Jean Lesage, la température est de -6 degrés et il neige doucement, heureusement que la température s’est pas mal réchauffée ces derniers temps ! Il nous reste donc à passer la douane sachant que toutes nos valises contiennent des produits qu’il est interdit d’importer sur le territoire canadien. Les douaniers sont assistés par des chiens qui reniflent les sacs, ce qui ne nous facilite pas la tache, mais plus de peur que de mal, car le fromage était bien emballé. Finalement nous avons tous récupéré nos bagages sans encombres et nous dirigeons vers la sortie. C’est à ce moment que les parents de Benoît sont invités à prendre le couloir de droite alors que nous, nous avons ordre d’une fille des douanes de ne pas les suivre et sortir tout droit. On se retrouve à l’entrée de l’aéroport où de nombreuses personnes attendent l’arrivée de leurs proches, mais nous ne savons pas où sont Yves-Michel et Maria. Vingt minutes plus tard, on les retrouve et on apprend qu’ils se sont fait contrôler. Le foie gras ainsi que le vin ont été découverts, mais le douanier a apparemment été sympa car on repart avec les aliments illicites et sans contraventions. Il est maintenant 14h30, il ne reste plus qu’à rappeler le service de location de la voiture et se diriger vers Chicoutimi (environ 210km quand même). Seulement tout ne peut pas encore être si simple. Apres avoir trouvé l’indicatif local à utiliser pour appeler le service de location de voiture dans lequel nous avions réservé, nous tombons sur le répondeur. Nous essayons alors le numéro français, car il s’agit d’une agence de location française, mais un 24 décembre à 15h00 [+6h], évidemment ça ne répond pas. Yves-Michel part donc essayer de trouver une autre location, il revient trente minutes plus tard avec une Dodge Journey, véhicule familial loué chez Enterprise. On charge alors la voiture, on ne manque pas de place, elle est spacieuse et relativement confortable.

Chicoutimi

Étape 5 : De Québec à Chicoutimi

Départ de l’aéroport de Québec 15h30, il neige, les grands axes sont relativement bien déblayés, la circulation est donc relativement bonne même s’il faut faire attention car on se rend compte qu’on peut vite perdre toute adhérence et partir en glissant. On commence par suivre la route qui sort de l’aéroport le temps que le GPS s’initialise. Premier problème, il met un temps fou à trouver notre position et ne calcule pas l’itinéraire… Au bout de quelques minutes il redémarre tout seul, et à peine a-t-il eu le tps de calculer l’itinéraire pour Chicoutimi qu’il s’éteint. Après une dizaine de tentatives, nous décidons d’abandonner la GPS et d’utiliser une carte de la région récupérée à l’aéroport. On se rend compte qu’au Canada tout est traduit ! Le fastfood KFC (pour Kentucky Fried Chicken) s’appelle ici PFC (pour Poulet Frit du Kentucky) ce qui est assez étonnant car même en France la traduction n’a pas été faite. Les panneaux STOP aussi sont bien francisés ARRÊT pour ceux qui n’auraient pas bien compris. Cela fait maintenant plus d’une heure que nous roulons vers le nord et il commence déjà à faire nuit. Le GPS se met soudainement à fonctionner de nouveau, nous suivons ses instructions quelques minutes jusqu’à ce qu’une voix commence à nous dire de tourner à gauche puis qu’il s’éteigne aussi capricieusement qu’il avait décidé de s’allumer. Nous essayons donc de suivre les dernières indications données et nous engageons sur une route un peu plus petite que la route sur laquelle nous étions, nous arrivons maintenant sur un passage où la route n’est plus vraiment déblayée, il doit bien y avoir 10 à 15 cm de neige et la route commence à monter. Nous nous demandons d’ailleurs si c’est réellement une route ou pas seulement un chemin privé qui mène uniquement à une maison. La réponse ne se fait pas attendre et en pleine côte, on se rend compte que oui, nous ne sommes pas sur une route. Nous nous arrêtons donc pour rebrousser chemin. Le recul en descente est nettement moins facile que l’aller, la voiture part sur le côté, puis les roues avant commencent à tourner dans le vide, plus rien n’y fait, nous sommes embourbés dans la neige, il est 16h50. Du monde commence à se pencher aux fenêtres. Un québécois sort et se dirige vers nous l’air pas content. Il commence par dire : « vous aviez pas vu que c’est une propriété privée » d’un air peu aimable. On commence alors à lui expliquer que nous sommes français et que nous sommes perdus, il devient alors plutôt sympa et démarre sont 4×4 pour nous tirer de là. Il fixe une chaine à l’avant et essaie de nous tirer à maintes reprises sans réel succès. Il décide donc plutôt de nous tirer par l’arrière pour nous ramener sur le chemin, ce qui est plutôt assez périlleux car à moins d’un mètre de l’arrière de la voiture se trouve un ravin. Il s’y prend à plusieurs reprises, la voiture bouge, elle glisse par à-coups vers l’arrière, ce  qui fait craquer la neige. L’arrière de la voiture revient sur le chemin, l’avant frôle le ravin de peu, nous passons ensuite à quelques centimètres d’un poteau électrique mais avons repris le contrôle du véhicule.

Chicoutimi

Yves-Michel décide de donner une bouteille de vin au québécois qui nous à aidé pour le remercier car il l’a bien méritée, sans lui on ne s’en serait pas tiré aussi rapidement. 17h20 on repart, mais cette fois-ci on sait où l’on va, il faut se rendre jusqu’à l’église pour retrouver notre route. Nous tombons alors sur la bonne route, le GPS a cessé de faire des siennes, il est 17h50 et nous croisons un panneau « Chicoutimi 178km », nous sommes en bonne voie ! On arrive a Chicoutimi vers 20h00 sans trop de difficulté pour trouver l’appartement, maintenant place au repas de noël.

Le repas de noël

Le repas de noël se déroule comme prévu, autour d’une raclette avec un fromage qui à presque fait le tour du monde. Nous terminons la soirée par le déballage des cadeaux au pied du sapin car bien entendu pendant que nous dinions, le père noël est passé. Dehors il neige toujours, la route commence à se recouvrir de neige, du beau temps est prévu pour la journée de demain.

Chicoutimi

Deux jours avant le départ !

Me voilà rentré de Lyon, juste le temps de tomber malade, ce que je redoutais avant le départ ! Enfin, ce n’est qu’un petit rhume qui je l’espère va se soigner assez rapidement. Mais ce n’est pas parce que je suis rentré et que c’est les vacances que cela va être de tout repos ! En effet, cette année, je pars au Canada pour les vacances de noël, je suis donc bien rentré, mais dans seulement 2 jours je dois être reparti, juste le temps de défaire ma valise pour en refaire une autre. Une valise un peu différente ceci dit car à l’heure où j’écris ces lignes, au Canada (Chicoutimi pour être exact) il fait environ -20 degrés, et je parle bien de degrés celcius !

Le planning est simple, la veille du départ, je retrouve les parents de Benoît (mon copain que je vais retrouver au Canada) qui habitent à une trentaine de kilomètres d’ici, ils récupèrent Aurélie, la copine de Benoît et nous sommes au complet pour le départ ! Nous comptons partir vers 16h00 pour Paris et nous avons notre vol le 24 décembre à 11h40 pour Québec.

Je m’étais bien dit qu’aujourd’hui j’allais devoir tout préparer pour le départ et appeler les parents de Benoît afin de savoir à quelle heure on devait se retrouver. 14h35 le téléphone sonne, c’est la mère de Benoît qui à été plus rapide que moi qui m’appelle pour me dire de passer vers 14h30. Elle n’oublie pas de me rappeler de prendre des vêtements chauds, ainsi que mon billet d’avion et bien sûr mon passeport. C’est sur ce dernier élément que je commence à paniquer !

Je suis rentré de Lyon la veille, j’ai ramené les choses auxquelles j’ai pensé, mais bien sûr il arrive que je ne pense pas à tout ! Par exemple dans le TGV j’avais bien mon billet de train ça pas de problème, mais quand le contrôleur commence à passer et que je l’entends au loin : « Vous avez votre carte de réduction mademoiselle ? » c’est là que je réalise que mon billet de train ne vaut plus grand chose car je ne sais pas du tout où est ma carte de réduction « 12-25 ans ». Bien sûr j’ai eu beau retourner mon sac et fouiller toutes les poches de mon manteau, rien n’y a fait. Je sais maintenant où elle est : sur mon bureau à Lyon. Bon, par chance j’avais pris soin de sortir plein de papier inutiles et le contrôleur n’a pas jugé utile de me demander ma carte de réduction, ouf ! Je dois l’admettre j’ai oublié quelques papiers à Lyon. Je me disais, on verra pour le retour en TGV mais pour le moment je suis tranquille. Et voilà qu’on me parle soudain de passeport !

Aie ! Mais où est ce passeport ? La première idée qui me vient ne me réjouit gère : je me souviens l’avoir vu sur le bureau en question et il doit être avec ma carte de train ! Mince, comment faire ? Je dois partir demain il est trop tard pour retourner à Lyon ! Si il est à Lyon je ne peux plus partir, non je ne pense pas que cela puisse se passer comme dans le TGV. Bon on garde son calme et on reprend au début, il n’est pas dans mon manteau, ni dans ma valise. J’ouvre mon sac, je fouille un peu partout et là miracle il est là !!! Ouf !

Bon, ça commence fort en émotions, mais au moins ça commence ! Je finis de boucler ma valise en essayant de ne rien oublier, j’ai mon billet d’avion, j’ai mon passeport. Départ demain 14h pour Meung-sur-Loire.