Jour 0 – Arrivée à Chicoutimi

Aurélie a divisé ce voyage en 5 étapes, je vais donc reprendre cette organisation pour cet article afin de détailler les différentes parties de ces derniers jours qui ont surtout été passés dans les transports. Il faut savoir que l’étape 1 et 2 étaient respectivement le retour chez nos parents et le trajet jusqu’à Meung-sur-Loire où nous nous sommes tous retrouvés. J’ai déjà parlé de ces étapes dans le billet précédent, je n’y reviendrai donc pas ici, nous allons donc continuer avec l’étape 3.

Étape 3 : direction Paris et l’aéroport

Tous retrouvés à Meung-sur-Loire, le départ pour Paris approche. Il nous reste cependant une chose à faire avant de partir, il faut répartir le repas de noël dans les valises, les parents de Benoît prennent le vin et le foie gras et nous casons tous dans le peu de place qu’il reste dans nos valises, le fromage à raclette. Départ pour Paris, 17h30, après quelques centaines de kilomètres parcourus et quelques embouteillages sur le boulevard périphérique nous nous arrêtons voir des amis des parents de Benoît, nous en profitons pour prendre un petit apéritif. Nous repartons pour la maison dans laquelle nous allons dormir ce soir, nous déposons nos valises, repartons illico pour le restaurant indien. Nous approchons alors de minuit, il est temps d’aller dormir. Le lendemain, le réveil sonne à 6h45, nous avons plutôt bien dormi, un petit déjeuner et on part vers 7h45 direction Roissy Charles de Gaulle. Pas d’embouteillages, on arrive assez rapidement au terminal 3 malgré un brouillard assez épais. Procédure habituelle, on commence par l’enregistrement des bagages en soute qui théoriquement ne doivent pas dépasser 23kg chacun (ma valise passe avec ses petits 23,6kg ouf !) on attend ensuite 10h10 pour pouvoir passer en zone d’embarquement. Il faut ensuite à nouveau attendre que l’on appelle notre numéro de rangée pour prendre un bus qui nous amène jusqu’à notre Airbus A330, on voit d’ailleurs en passant le Concorde qui est exposé là. Le décollage s’effectue avec trente minutes de retard mais l’arrivée à Québec est toujours prévue pour 13h30. Le décollage est prévu pour 11h40.

Étape 4 : le vol pour Québec

Le vol se passe sans événements particuliers, comme mes précédents vols, par contre c’est une première expérience pour Aurélie qui n’a jamais pris l’avion. Je fais quand même quelques nouvelles découvertes qui sont d’une importance indéniable comme à chaque fois. Par exemple dans l’eau qui nous est servie se forme de petites bulles, ce qui est dû à une pression atmosphérique plus faible avec l’altitude, ou encore que dans nos merveilleux et délicieux plateaux repas, seule la couleur permet de réellement différencier les carottes des haricots verts… Quoi qu’il en soit, malgré les 30 minutes de retard au décollage, il est toujours prévu d’arriver à 13h30 heure de Québec (il y à 6 heures de décalage). En tout, le vol aura donc duré 7h30 avec une distance totale de 5730km parcourus. Aurélie trouve que finalement prendre l’avion ce n’était pas si terrible, et que ça c’est plutôt bien passé. Nous arrivons à l’aéroport de Québec Jean Lesage, la température est de -6 degrés et il neige doucement, heureusement que la température s’est pas mal réchauffée ces derniers temps ! Il nous reste donc à passer la douane sachant que toutes nos valises contiennent des produits qu’il est interdit d’importer sur le territoire canadien. Les douaniers sont assistés par des chiens qui reniflent les sacs, ce qui ne nous facilite pas la tache, mais plus de peur que de mal, car le fromage était bien emballé. Finalement nous avons tous récupéré nos bagages sans encombres et nous dirigeons vers la sortie. C’est à ce moment que les parents de Benoît sont invités à prendre le couloir de droite alors que nous, nous avons ordre d’une fille des douanes de ne pas les suivre et sortir tout droit. On se retrouve à l’entrée de l’aéroport où de nombreuses personnes attendent l’arrivée de leurs proches, mais nous ne savons pas où sont Yves-Michel et Maria. Vingt minutes plus tard, on les retrouve et on apprend qu’ils se sont fait contrôler. Le foie gras ainsi que le vin ont été découverts, mais le douanier a apparemment été sympa car on repart avec les aliments illicites et sans contraventions. Il est maintenant 14h30, il ne reste plus qu’à rappeler le service de location de la voiture et se diriger vers Chicoutimi (environ 210km quand même). Seulement tout ne peut pas encore être si simple. Apres avoir trouvé l’indicatif local à utiliser pour appeler le service de location de voiture dans lequel nous avions réservé, nous tombons sur le répondeur. Nous essayons alors le numéro français, car il s’agit d’une agence de location française, mais un 24 décembre à 15h00 [+6h], évidemment ça ne répond pas. Yves-Michel part donc essayer de trouver une autre location, il revient trente minutes plus tard avec une Dodge Journey, véhicule familial loué chez Enterprise. On charge alors la voiture, on ne manque pas de place, elle est spacieuse et relativement confortable.

Chicoutimi

Étape 5 : De Québec à Chicoutimi

Départ de l’aéroport de Québec 15h30, il neige, les grands axes sont relativement bien déblayés, la circulation est donc relativement bonne même s’il faut faire attention car on se rend compte qu’on peut vite perdre toute adhérence et partir en glissant. On commence par suivre la route qui sort de l’aéroport le temps que le GPS s’initialise. Premier problème, il met un temps fou à trouver notre position et ne calcule pas l’itinéraire… Au bout de quelques minutes il redémarre tout seul, et à peine a-t-il eu le tps de calculer l’itinéraire pour Chicoutimi qu’il s’éteint. Après une dizaine de tentatives, nous décidons d’abandonner la GPS et d’utiliser une carte de la région récupérée à l’aéroport. On se rend compte qu’au Canada tout est traduit ! Le fastfood KFC (pour Kentucky Fried Chicken) s’appelle ici PFC (pour Poulet Frit du Kentucky) ce qui est assez étonnant car même en France la traduction n’a pas été faite. Les panneaux STOP aussi sont bien francisés ARRÊT pour ceux qui n’auraient pas bien compris. Cela fait maintenant plus d’une heure que nous roulons vers le nord et il commence déjà à faire nuit. Le GPS se met soudainement à fonctionner de nouveau, nous suivons ses instructions quelques minutes jusqu’à ce qu’une voix commence à nous dire de tourner à gauche puis qu’il s’éteigne aussi capricieusement qu’il avait décidé de s’allumer. Nous essayons donc de suivre les dernières indications données et nous engageons sur une route un peu plus petite que la route sur laquelle nous étions, nous arrivons maintenant sur un passage où la route n’est plus vraiment déblayée, il doit bien y avoir 10 à 15 cm de neige et la route commence à monter. Nous nous demandons d’ailleurs si c’est réellement une route ou pas seulement un chemin privé qui mène uniquement à une maison. La réponse ne se fait pas attendre et en pleine côte, on se rend compte que oui, nous ne sommes pas sur une route. Nous nous arrêtons donc pour rebrousser chemin. Le recul en descente est nettement moins facile que l’aller, la voiture part sur le côté, puis les roues avant commencent à tourner dans le vide, plus rien n’y fait, nous sommes embourbés dans la neige, il est 16h50. Du monde commence à se pencher aux fenêtres. Un québécois sort et se dirige vers nous l’air pas content. Il commence par dire : « vous aviez pas vu que c’est une propriété privée » d’un air peu aimable. On commence alors à lui expliquer que nous sommes français et que nous sommes perdus, il devient alors plutôt sympa et démarre sont 4×4 pour nous tirer de là. Il fixe une chaine à l’avant et essaie de nous tirer à maintes reprises sans réel succès. Il décide donc plutôt de nous tirer par l’arrière pour nous ramener sur le chemin, ce qui est plutôt assez périlleux car à moins d’un mètre de l’arrière de la voiture se trouve un ravin. Il s’y prend à plusieurs reprises, la voiture bouge, elle glisse par à-coups vers l’arrière, ce  qui fait craquer la neige. L’arrière de la voiture revient sur le chemin, l’avant frôle le ravin de peu, nous passons ensuite à quelques centimètres d’un poteau électrique mais avons repris le contrôle du véhicule.

Chicoutimi

Yves-Michel décide de donner une bouteille de vin au québécois qui nous à aidé pour le remercier car il l’a bien méritée, sans lui on ne s’en serait pas tiré aussi rapidement. 17h20 on repart, mais cette fois-ci on sait où l’on va, il faut se rendre jusqu’à l’église pour retrouver notre route. Nous tombons alors sur la bonne route, le GPS a cessé de faire des siennes, il est 17h50 et nous croisons un panneau « Chicoutimi 178km », nous sommes en bonne voie ! On arrive a Chicoutimi vers 20h00 sans trop de difficulté pour trouver l’appartement, maintenant place au repas de noël.

Le repas de noël

Le repas de noël se déroule comme prévu, autour d’une raclette avec un fromage qui à presque fait le tour du monde. Nous terminons la soirée par le déballage des cadeaux au pied du sapin car bien entendu pendant que nous dinions, le père noël est passé. Dehors il neige toujours, la route commence à se recouvrir de neige, du beau temps est prévu pour la journée de demain.

Chicoutimi

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